En Terre Scandinave - Le Polar Polaire chez ALBIN MICHEL

La carte interactive de l’ile d’Öland

 

Cliquez sur les points jaunes de la carte d'Öland pour en découvrir ses secrets...

 

La carte interactive de l’ile d’Öland

Offermossen

Cet endroit fantomatique de L’Echo des morts est fictif mais Öland possède plusieurs étranges lieux de culte où des trésors ont été enfouis et des animaux, ou même des êtres humains, sacrifiés. Le plus connu est Skedemosse, au centre de l’île, à l’est de Borgholm. Son musée nous renseigne sur les sacrifices rituels qui s’y déroulaient. Sur la côte du nord-ouest, entre Djupvik et Knisamosse, on peut observer les oiseaux d’Öland.

Stenvik

Un village fictif sur la côte nord-ouest d’Öland. Il s’inspire de Djupvik, qui se situe à 20 km au nord de Borgholm. On trouve dans Stenvik, comme dans Djupvik, une petite boutique, un camp de camping, une plage de galets avec une jetée et de nombreux abris à bateau. Au nord des deux villages, une carrière abandonnée, scène d’un des meurtres de L’Heure trouble.

Åludden

J’ai situé le mystérieux phare de L’Echo des morts sur la côte est d’Öland. Un endroit vert et beau mais dangereux où  de nombreux bateaux naviguant trop près du rivage ont été fracassés par les vagues. Si vous voulez visiter un véritable phare à Öland, vous aurez l’embarras du choix. Au Cap Nord, on trouve Lange Erik, dont on raconte qu’il serait hanté. 20 km plus loin, nous avons Högby (une propriété privée ouverte au public de temps à autre) et plus loin encore, à Gärdiösa, le beau phare de Kappeludden.

 

Marnäs

Dans mes romans, Marnäs occupe une position centrale au nord d’Öland, à 10 km au nord-est de Stenvik sur la côte est. En réalité, Marnäs se situe plus loin au nord. Son église (où Nils Kant est enterré dans L’Heure trouble) s’inspire de celle de Föra, à 25 km au nord de Borgholm. Mon aïeul, Gerlof Persson, y est enterré. Il est à l’origine du patronyme de Gerlofsson, et m’a inspiré le personnage de Gerlof Davidsson.

Borgholm

La seule ville d’Öland, très fréquentée pendant l’été. Deux pôles d’attraction : le château fort et la résidence d’été de la famille royale de Suède. Dans L’heure trouble, Julia et Gerlof se rendent au port qui abritait autrefois de nombreux navires. Aujourd’hui, il n’y plus que des bateaux de plaisance. Dans L’Echo des morts, un de mes personnages, qui demeure à Borgholm, y reçoit une nuit une étrange visite….

L’ile d’Öland de Johan Theorin

 

 

Le véritable personnage principal des thrillers de Johan Theorin, c’est l’île d’Öland, au sud-est de la Suède, où il a passé toutes ses vacances depuis son enfance, et dont est originaire une partie de sa famille, tous marins, pêcheurs et fermiers. Son grand-père, un marin de l’île, a beaucoup inspiré le personnage de Gerlof, l’attachant octogénaire qui prend part, d’une manière ou d’une autre, à toutes les enquêtes et sert de fil rouge à ce qui devrait être une tétralogie rythmée par les saisons.

L’Heure trouble est le roman de l’automne, L’Écho des morts celui de l’hiver, Le Sang des pierres du printemps et le quatrième tome, en cours d’écriture, se passera en été. De fait, les personnages de Theorin sont presque tous installés sur l’île où en sont originaires : la mère du petit garçon disparu de L’Heure trouble, qui revient sur les traces de sa vie dans l’île pour tenter de lever, 20 ans après, le mystère tragique de sa disparition ; Gerlof, son grand-père ; le couple avec deux enfants qui décide de retaper une ancienne ferme dans L’Écho des morts ; Peter, le jeune divorcé père de deux enfants du Sang des pierres, qui décide de s’installer à plein temps dans sa maison de vacances.
 


Theorin a pris quelques libertés avec la géographie pour les besoins de la fiction : ainsi, le village de Borghom, où se trouve le commissariat de police, existe bien, mais pas Stenvik, où de grandes villas luxueuses trônent aujourd’hui à côté des anciennes maisons des tailleurs de pierre et des pêcheurs, ni Marnäs, où se trouve la maison de retraite de Gerlof qu’il décide de quitter, désireux de retrouver avant de mourir, la maison où il a vécu avec sa femme. Chaque lieu est cependant inspiré d’un lieu réel. Ancienne terre de pêcheurs, l’île est à présent reliée à Kalmar par un pont qui facilite les trajets des estivants. Sa vie est  rythmée par les saisons touristiques. À Pâques, lorsque la neige a enfin fondu et que les premiers signes du printemps apparaissent, les gens du continent réinvestissent leurs maisons secondaires et côtoient les habitants d’une île alors beaucoup plus vivante. Le Sang des pierres, qui se passe au printemps, se noue autour de cette confrontation entre estivants et autochtones. Ainsi, à travers le portrait de l’île, il est question du conflit entre les légendes et la modernité, entre les insulaires et les habitants du continent. Peu à peu, des croyances oubliées s’immiscent dans la société moderne et les morts reviennent hanter les vivants.

L’île, jalonnée de balises, dont les phares jumeaux d’Åluden, lieu fictif où se termine tragiquement L’Écho des morts, est avant tout un espace mythique décrit hors saison dans les deux premiers tomes. Ces paysages isolés par les tempêtes et le brouillard, cette lande sauvage prise dans la neige et les glaces sont le terreau de légendes transmises de générations en générations, dans lesquelles la mort et les fantômes abondent. Dans L’Écho des morts, une maison a été construite avec le bois des bateaux échoués pour abriter les gardiens des phares, et les habitants pensent que les morts y reviennent à Noël. Dans le hangar se trouve d’ailleurs un mur où ont été gravés les noms de tous ceux qui ont connu une mort violente sur les lieux. Dans les carrières de l’île, la roche prend par endroits une couleur rouge. Les anciens prétendent qu’elle vient du sang incrusté dans le calcaire lors du grand combat entre les trolls et les elfes. Cette couche de roche grumeleuse, inutilisable, a été baptisée "blodläge" (titre du troisième tome, devenu en français Le Sang des pierres) par les tailleurs de pierres. L’île battue par les vents, aux lumières crépusculaires, est ainsi propice à des huis-clos inquiétants, au déchaînement des passions humaines sur fond d’éléments furieux. S’il inscrit ses thrillers dans un contexte social et réaliste, dans la tradition du polar scandinave depuis Söjwall et Wahlöö, Theorin a su puiser dans la richesse poétique et mythologique de son île d’origine pour créer un univers fantastique original.

 

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Carl Mørck, le danois typique, Hafez El-Assad, le réfugié politique d’origine syrienne au passé mystérieux et Rose Knudsen, la femme aux cheveux noirs à la punk, talons vertigineux et sourire à se damner, composent les personnages récurrents de l'univers de Jussi Alder-Olsen... En savoir plus...

 

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