En Terre Scandinave - Le Polar Polaire chez ALBIN MICHEL

Le livre

Du sang sur la Baltique Septembre 2014
Format : 145 x 225
384 pages
20,90 €
Viveca Sten Partager

Du sang sur la Baltique

Par une belle journée de juillet, une foule impatiente assiste au départ du Tour de Gotland, la plus importante régate d’Europe du nord. Mais le voilier qui fait la course en tête abandonne soudainement. Son skipper, le vice-président de la prestigieuse Royal Swedish Yachting Society, vient d’être abattu. Et si cet avocat très médiatique, père de famille respectable, n’était pas celui que l’on croit ?

Maîtresse bafouée, concurrent jaloux… la liste des suspects s’allonge au fur et à mesure d’une enquête délicate où l’inspecteur Thomas Andreasson tente de percer à jour une élite mondaine prête à tout pour sauver les apparences. Même à tuer une seconde fois...

L'Auteur

N°1 des ventes en Suède, Viveca Sten s’impose comme une des nouvelles grandes voix du polar nordique. Viveca Sten

N°1 des ventes en Suède, Viveca Sten est la nouvelle grande voix du polar nordique.

Presse

« Pas de doute, star dans son pays, où elle rivalise avec Camilla Läckberg, Viveca Sten devrait se frayer une belle place dans les bibliothèques françaises. »
L’Express

« Le premier roman de cette grande rivale de Camilla Läckberg avait séduit par son impeccable intrigue et la chaleur de ses personnages… Son deuxième roman est admirablement ficelé, avec un art du suspense assez rare. Bref Viveca Sten a tout pour être la nouvelle reine du polar venue du froid. »
M, le magazine du Monde

« Parfaitement maîtrisé. Celle que l’on considère désormais comme la nouvelle star du roman policier suédois démontre que sa réputation n’a rien d’usurpé. »
Page

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LA VOIX FÉMININE égrenait lentement le compte à rebours sur le canal 16 de la radio de bord :
« Dix, neuf, huit… »
La mer fourmillait de bateaux. Les grands voiliers de course aux coques rutilantes s’alignaient sur la ligne de départ à quelques encablures de Sandhamn. Autour d’eux, les spectateurs manoeuvraient leurs embarcations pour avoir un bon point de vue. La tension montait. Jumelles à la main, ils suivaient le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux.
Un gros dragueur de mines prêté par la marine se tenait à tribord de la ligne de départ. Les grandes voiles se gonflaient comme des ballons pour profiter au mieux de la faible brise.
Toutes les conditions étaient réunies pour une régate passionnante.
La voix continuait le décompte :
« Sept, six… »
Les concurrents manoeuvraient habilement pour se mettre en position de départ. Un miracle qu’ils n’entrent pas en collision. Ils n’étaient parfois séparés que de quelques dizaines de centimètres dans leur lutte pour obtenir la meilleure place, au plus près de la bouée orange.
« Cinq, quatre… »
À trois, le pistolet devait donner le départ. Il fallait quelques secondes pour entendre le coup de feu.

Le vice- président du club nautique royal KSSS et avocat Oscar Juliander, sûr de lui, était campé à la barre de son Swan, une élégante beauté baptisée Emerald Gin. Dix-huit mètres soixante, quinze hommes d’équipage, le voilier construit dans un chantier naval en Finlande avait coûté les yeux de la tête : plus de douze millions.
Mais il les valait, jusqu’à la dernière couronne, pensa Oscar Juliander. Il faudrait se lever tôt pour l’empêcher de gagner. Cet été, il remporterait la coupe du Tour de Gotland, coûte que coûte.
Il était gonflé d’adrénaline. Mon Dieu, ce qu’il aimait la voile !
Il jeta un coup d’oeil alentour et nota avec satisfaction la présence de l’hélicoptère de la télévision qui tournait au- dessus de la zone. Cela ferait de belles images quand l’Emerald Gin franchirait en premier la ligne de départ.
Comme d’habitude, il n’avait rien contre l’idée d’être en vue dans les médias, et les médias n’avaient rien contre celle de le mettre en avant. Il suffisait de se maintenir dans le vent pour conserver cette position que tous lui enviaient.
Il serra les poings. Bientôt, très bientôt ils s’élanceraient vers Gotland.
L’étrave bouillonnait dans l’écume, à quelques mètres de la ligne. Il ne fallait pas la franchir en avance, sous peine de devoir recommencer. Une pénalité qui faisait perdre de précieuses minutes et pouvait coûter la course.
Il retint son souffle tandis que finissait le compte à rebours. Ils étaient si près maintenant qu’il aurait pu toucher la bouée.
La traînée de fumée du pistolet apparut dans le ciel et, un instant plus tard, le coup de feu retentit au- dessus
de la mer.
Le vice-président Oscar Juliander s’abattit lentement en avant. Lire la suite

Interview

Amoureuse de la petite île de Sandhamn, Viveca Sten en a fait le décor de ses livres… pour y multiplier les meurtres ! Rencontre avec la nouvelle reine du crime venue du froid.

Après le succès de La Reine de la Baltique, a-t-il été facile de retrouver l’inspiration pour Du sang sur la Baltique ?
Au moment où La Reine de la Baltique a été publié, j’avais presque achevé la rédaction du deuxième roman de la série Sandhamn. J’étais tellement heureuse que mon premier roman soit publié que j’ai écrit le second dans la foulée, presque dans un rêve.

Quel avantage y-a-t-il à garder les mêmes personnages de roman en roman ? Nora et Thomas sont-ils devenus plus que de simples personnages?
Pour moi Nora et Thomas sont devenus des amis et j’adore les voir vivre leur vie et voir leur personnalité évoluer. Bizarrement, je ne les contrôle pas toujours même si c’est moi l’auteur ! Parfois, il se produit des événements comme si c’étaient les personnages qui voulaient faire certaines choses plutôt que ce soit moi qui décris l’action.

Le crime sur Sandhamn est-il un thème sans fin ?
Question intéressante ! Rien ne continue pour toujours mais je suis en train d’écrire le septième roman sur Sandhamn et j’ai promis d’en écrire dix, donc l’aventure continue encore quelque temps !

Le fait que la série soit adaptée à la télévision a-t-il changé votre manière d’écrire?

Non, pas du tout. Quand j’ai vu l’adaptation télé la première fois, je me demandais si cela influerait sur la façon dont je perçois les personnages. Mais quand je me suis remise à écrire, cela n’a pas été le cas. Je vois toujours « mes » personnages dans ma tête, pas les acteurs qui jouent Nora et Thomas.

Vous attendiez-vous à un succès international en choisissant votre petite île comme décor ?
Sincèrement, j’ai été la première surprise ! Je me demandais si j’arriverais à vendre 3 000 exemplaires qui représentent le premier tirage moyen pour un premier roman en Suède. A ce moment-là si quelqu’un m’avait dit que j’en vendrais 2 millions en cinq ans, je lui aurais ri au nez. Je n’avais jamais rêvé d’un tel succès !

Quand vous étiez juriste, rêviez-vous déjà d’écriture ?
Eh bien, j’ai écrit quelques très sérieux et très ennuyeux textes juridiques sur les négociations commerciales et les contrats internationaux… Mais les romans c’est vraiment beaucoup mieux !




Interview réalisée par www.franceloisirs.com.

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L’île de Sandhamn

 
Sandhamn : la mort lui va si bien. La romancière Viveca Sten a choisi cette île au large de Stockholm comme décor de ses polars.

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